Sommaire
- 1. Contexte de l’affaire Qatargate
- 2. Zvika Klein sous le feu des projecteurs
- 3. Les liens troubles avec le Qatar
1. Contexte de l’affaire Qatargate
L’affaire Qatargate, surnom donné à un scandale récent en Israël, met en lumière des soupçons de collusion entre des figures médiatiques, des conseillers politiques proches de Benjamin Netanyahou, et des intérêts liés au Qatar. Ce pays, acteur clé dans les négociations régionales, notamment sur les otages à Gaza, est souvent critiqué pour ses liens ambigus avec divers groupes. Dans un climat de tensions géopolitiques, cette affaire interroge l’éthique journalistique et l’influence étrangère sur les médias israéliens. Les premières révélations ont pointé des contacts entre des conseillers de Netanyahou et des figures qataries dès 2022, soulevant des questions sur une possible influence sur la couverture médiatique[1]. L’enquête s’est intensifiée avec l’interrogatoire de Zvika Klein, rédacteur en chef du Jerusalem Post, par l’unité anti-corruption Lahav 433[2].2. Zvika Klein sous le feu des projecteurs
Zvika Klein, rédacteur en chef du Jerusalem Post depuis fin 2023, s’est retrouvé au centre de l’affaire lorsqu’il a été convoqué par la police israélienne. Initialement invité à témoigner librement, il a été stupéfait d’être interrogé sous caution, passant « en un instant de serviteur du public à suspect »[2]. Klein a critiqué le manque de transparence de l’enquête, tout en affirmant avoir pleinement coopéré. Klein a défendu son voyage au Qatar en mars 2024, où il a été le premier journaliste israélien à interviewer le Premier ministre qatari. Il insiste sur la transparence de ce déplacement et son respect des normes journalistiques[3]. Cependant, les autorités enquêtent sur des messages trouvés sur le téléphone d’Eli Feldstein, un publicitaire, suggérant une coordination avec Israel Einhorn, un ancien conseiller politique[2].3. Les liens troubles avec le Qatar
L’enquête se focalise sur des interactions entre Klein, Feldstein, et Einhorn, ce dernier étant un ancien conseiller du ministre Israel Katz et chroniqueur occasionnel au Jerusalem Post. Les messages découverts indiquent que Feldstein aurait organisé des apparitions médiatiques pour Klein après son retour du Qatar, sous la direction d’Einhorn, dans le but présumé de promouvoir une couverture favorable au Qatar[2]. En 2022, Klein avait été contacté par Yonatan Urich, un conseiller de Netanyahou, après un article critique sur le Qatar. Urich lui aurait proposé une mise en relation avec une personne « mécontente » de cette couverture, suggérant un « système » d’influence plus large visant les journalistes israéliens[1].Références
- [1] Haaretz, « Qatargate | Jerusalem Post Editor Confirms Netanyahu Aides Had Ties to Qatar as Early as 2022 », 6 avril 2025.
- [2] Jerusalem Post, « ‘Qatargate’ | Jerusalem Post editor-in-chief grilled by police over ties to Netanyahu aides », 4 avril 2025.
- [3] Ynet, « ‘In an instant, I went from a public servant to a suspect’: Jerusalem Post editor details Qatargate investigation », 3 avril 2025.
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