mis en ligne pour que tout le monde le lise.

Qu’est-ce qu’Épopée ?
Épopée est une œuvre poétique complète, mise en ligne gratuitement sur epopee.art : 93 textes, poèmes, réflexions et chants, à lire page après page, dont deux que l’on peut aussi écouter.
Le recueil est organisé comme une spirale, du plus intime au plus vaste. On y croise l’espoir et la solitude, la vérité et l’illusion, Éros, Orphée et Eurydice, la forêt, l’orage et le vent, puis la colère, la justice, la violence, la révolte et l’utopie.
« L’impuissance annulée, ce n’est pas le Pouvoir : c’est le pouvoir du sens. »
Une spirale
Sur le dessin qui ouvre le site, les titres des chapitres s’enroulent autour de Monde, Chaos et Rien. En haut à droite, trois formules sont notées, comme un horizon : « Mondialisme écologique », « Humanisme spirituel » et « Socialisme utopique ».
Douze étapes marquent le chemin :
L’œuvre dans sa propre écriture
Les chapitres numérotés se lisent dans l’écriture même de la main qui les a tracés, le plus souvent à l’encre bleue. On ne lit pas seulement des poèmes : on les voit naître.

Ce premier chapitre compte quatre pages, quatre poèmes qui finissent tous par le même cri : « ma chance ! Ma chance ! » Le premier commence ainsi :
je les revois :
silencieuse est la place,
la matinée repose.
Quelques passages pour donner le ton
L’œuvre dialogue avec d’autres voix : Eliot, Blake et Wordsworth sont cités, Zarathoustra y est invoqué.
comme un brin de paille dans l’étable ?
Que crains-tu
de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil
toujours poudroie à quelque trou.
Le texte parle à une âme fatiguée : « Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé. Bois-la. Puis dors après. »
de lui tout émane,
à lui tout revient.
Et plus bas : « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part : le grand repos actif. »
et comme désir réalisé,
sa nostalgie active.
L’utopie y est définie comme « Tantale et Sisyphe prenant le temps d’élaborer, contre l’indésirable réalisé, l’image de l’impossible désirable ».
Ailleurs, la voix se fait plus rude. « La vraie catastrophe, c’est la perte du sens », lit-on dans « Le vent se lève… », qui ajoute : « La Poésie est le langage de l’Impossible. » « Gloire et Éternité » refuse la Gloire, cette « monnaie avec laquelle le monde entier paie ». « Pures questions de force » demande : « Jusqu’où aller à la rencontre de la vérité et faire siens ses aspects les plus inquiétants ? »
Puis vient « Venise » :
songeais dans la nuit brune.
De loin vint un chant :
goutte d’or jaillissait,
glissant sur la surface frémissante.
Le poème se termine sur une question : « Quelqu’un… l’écoutait ?… » Le tout dernier texte, « Aube », est accompagné d’une image d’aube. Il se lit en deux vers :
n’arrive pas trop tard
Deux textes à écouter
« D’un vanneur de blé aux vents » et « Solitude » se laissent aussi écouter. Chaque page a son lecteur, avec la possibilité de télécharger le fichier MP3.
Gratuite, à garder et à partager
Le site ne demande qu’une chose : « Faites-la lire, partagez-la, diffusez-la librement. » Tout est gratuit. Pour la garder ou la lire sans connexion, l’intégrale se télécharge d’un bloc (un gros fichier : prévoyez une bonne connexion).
Par où commencer ?
pour le ton
le premier chapitre
l’image du centre et du cercle
les grandes questions
à écouter
pour finir
Ou ouvrez au hasard : chaque texte se lit très bien seul.
