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Les avocats d’Epstein ont sondé la CIA et la NSA sur des liens potentiels avec les services de renseignement

Révélations sur les zones d’ombre d’un empire de perversion qui a ébranlé les élites mondiales

Dans un nouveau chapitre de l’affaire Jeffrey Epstein, des documents récemment publiés par le ministère de la Justice américain (équivalent du ministère français de la Justice) révèlent que les avocats du financier déchu ont formulé des demandes formelles auprès des agences de renseignement pour éclaircir d’éventuelles affiliations. Ces requêtes, déposées il y a plus d’une décennie, soulèvent des questions persistantes sur les ramifications obscures de cet empire de perversion.

Alors que des millions de pages ont été déversées au public en ce début d’année 2026, ces éléments jettent une lumière crue sur les zones d’ombre qui entourent encore l’un des scandales les plus retentissants de ces dernières années.

💡 Contexte : Jeffrey Epstein, condamné pour trafic sexuel et décédé en prison en 2019 dans des circonstances controversées, continue de hanter les couloirs du pouvoir. Les révélations successives, imposées par une loi du Congrès américain, exposent non seulement ses connexions avec des figures influentes, mais aussi les efforts de son entourage pour sonder les agences fédérales.

Ce dossier, qui mêle abus, influence et secrets d’État, captive et révolte, rappelant combien les puissants peuvent opérer en toute impunité jusqu’à ce que la vérité éclate. À l’heure où les victimes cherchent réparation et où le public exige transparence, ces demandes soulignent l’ampleur d’un réseau qui transcende les frontières et les institutions.

Les faits, implacables, imposent une réflexion sur la protection des plus vulnérables face à des systèmes opaques.


Les demandes formelles auprès des agences de renseignement

Entre 2010 et 2014, les avocats de Jeffrey Epstein ont déposé des requêtes au titre de la Loi sur la liberté d’information (FOIA, Freedom of Information Act — l’équivalent américain de notre loi française d’accès aux documents administratifs) auprès de deux agences majeures :

  • L’Agence centrale de renseignement (CIA, Central Intelligence Agency — comparable à la DGSE française)
  • L’Agence nationale de sécurité (NSA, National Security Agency — équivalent de la DGSI et de l’ANSSI réunies pour les interceptions)

Ces demandes visaient à obtenir des documents susceptibles de démontrer une affiliation avec la CIA ou la détention d’informations sur Epstein par la NSA. Plus précisément, les requêtes portaient sur des enregistrements relatifs à :

  • La surveillance d’Epstein
  • L’observation de ses activités
  • L’interrogation ou les contacts avec lui
  • L’enquête menée à son sujet
  • La collecte d’informations le concernant

Ces éléments émergent des documents libérés par le ministère de la Justice, dans le cadre d’une vaste divulgation imposée par le Congrès américain.

Formulaire de demande de passeport de Jeffrey Epstein

Formulaire de demande de passeport de Jeffrey Epstein, extrait des dossiers récemment publiés

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Les réponses évasives des agences

Face à ces requêtes, tant la CIA que la NSA ont adopté une posture classique de non-divulgation, connue sous le nom de réponse Glomar : elles ont déclaré ne pouvoir ni confirmer ni infirmer l’existence de documents classifiés.

⚠️ Qu’est-ce qu’une réponse Glomar ?
Cette formulation, qui protège les informations sensibles pour raisons de sécurité nationale, laisse planer le doute sans fournir de substance. C’est l’équivalent d’un « ni oui ni non » institutionnel qui permet aux agences d’éviter toute confirmation ou démenti.

Cette attitude renforce les interrogations sur d’éventuels liens, bien qu’aucune preuve concrète n’ait émergé des publications récentes. Des organisations comme Judicial Watch (un groupe de surveillance gouvernementale américain) ont intenté des poursuites similaires contre la CIA en 2025, exigeant des révélations sur les activités d’Epstein potentiellement liées à des services de renseignement américains ou étrangers.

Le silence assourdissant de ces agences alimente naturellement les spéculations, même si les experts en droit administratif rappellent que ces réponses sont standard pour tout dossier touchant à la sécurité nationale.


Le contexte des divulgations massives de 2026

Ces révélations s’inscrivent dans une vague plus large de déclassifications sans précédent. Fin janvier 2026, le ministère de la Justice a publié plus de trois millions de pages de documents, incluant des courriels, des messages texte, des photos et des vidéos, en vertu d’une loi adoptée par le Congrès en novembre 2025.

Cette mesure visait à forcer la transparence sur les activités d’Epstein et à répondre aux pressions croissantes de l’opinion publique, tant aux États-Unis qu’en Europe, où plusieurs personnalités sont également citées.

📂 Ce que contiennent ces documents :

  • Preuves de relations avec des personnalités du monde des affaires, de la politique et des médias (américains, britanniques, français et d’autres nationalités)
  • Correspondances privées révélant l’étendue du réseau d’influence
  • Documents financiers montrant les flux d’argent et les transactions suspectes
  • Témoignages de victimes et éléments d’enquête

⚠️ Les graves problèmes de caviardage :

Des problèmes de rédaction ont exposé par inadvertance l’identité de victimes, entraînant des plaintes et même des menaces de mort à leur encontre.

Face à ce scandale dans le scandale, le département a dû retirer des milliers de documents pour corriger ces erreurs graves et permettre aux parlementaires d’accéder aux versions non expurgées dans un cadre sécurisé.

Cette négligence a été vivement critiquée par les associations de défense des victimes, qui dénoncent une nouvelle victimisation.

Ces publications n’ont pas confirmé les théories conspirationnistes les plus extrêmes, comme l’existence d’une « liste de clients » destinée au chantage, mais elles ont mis en lumière des relations embarrassantes et des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des victimes.

Image issue des dossiers Epstein

Image extraite des dossiers récemment publiés sur Jeffrey Epstein, montrant une scène impliquant une personnalité publique dans un contexte controversé


Spéculations sur les liens avec les services de renseignement

Bien que les documents n’apportent pas de preuves irréfutables, des spéculations persistent sur les connexions d’Epstein avec des agences de renseignement. Plusieurs hypothèses circulent dans les médias et parmi les observateurs :

  • Des liens potentiels avec des services américains (CIA, FBI)
  • Des connexions possibles avec le Mossad israélien
  • Des collaborations avec d’autres agences étrangères

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Ces hypothèses, bien que fascinantes, doivent être considérées avec prudence tant qu’elles ne sont pas confirmées par des éléments factuels vérifiables. Le principe de présomption d’innocence et la rigueur journalistique imposent cette réserve.


Développements récents et appels à plus de transparence

En février 2026, le mouvement pour la transparence totale s’intensifie aux États-Unis et dans le monde. Plusieurs initiatives convergent :

📝 Pétitions et pressions publiques :

Des pétitions circulent pour que le Congrès américain légifère sur la déclassification de documents supplémentaires, y compris ceux détenus par :

  • La CIA (Central Intelligence Agency)
  • Le FBI (Federal Bureau of Investigation — équivalent de la Police judiciaire fédérale française)
  • D’autres agences fédérales potentiellement concernées

🏛️ Action parlementaire :

Des parlementaires américains ont commencé à examiner les versions intégrales des fichiers dans des salles de lecture sécurisées (SCIF, Sensitive Compartmented Information Facility), tandis que le ministère de la Justice corrige les erreurs de rédaction qui avaient exposé des victimes.

✅ Avancée positive : Plusieurs commissions parlementaires ont annoncé l’ouverture d’enquêtes complémentaires pour identifier tous les complices potentiels et améliorer la protection des victimes de traite et d’abus sexuels.

🌍 Dimension internationale :

En Europe, plusieurs pays — dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne — ont demandé l’accès à certains documents concernant leurs ressortissants ou des faits potentiellement commis sur leur territoire. Des coopérations judiciaires internationales sont en cours, notamment via Eurojust (l’agence européenne de coopération judiciaire).

Ces avancées marquent un pas vers la justice, mais soulignent aussi les retards et les obstacles persistants. Les victimes, au cœur du scandale, exigent une protection accrue et une enquête approfondie sur tous les complices potentiels, qu’ils soient américains ou européens.


Conclusion

L’affaire Epstein, avec ses demandes à la CIA et à la NSA, révèle les abysses d’un système où le pouvoir et le secret se conjuguent pour protéger les coupables. Les divulgations de 2026, bien qu’imparfaites et entachées d’erreurs graves, imposent une vigilance accrue et un engagement collectif pour la vérité.

🔍 Les enseignements clés de cette affaire :

  • La nécessité d’une transparence totale dans les affaires impliquant des réseaux d’abus
  • L’importance de protéger l’identité des victimes dans les procédures judiciaires
  • La persistance de zones d’ombre concernant les connexions avec les services de renseignement
  • L’urgence d’un examen exhaustif international pour démanteler tous les réseaux complices

Seul un examen exhaustif, mené avec rigueur et indépendance, permettra de rendre justice aux victimes et de démanteler les réseaux qui ont permis ces abus pendant des décennies. Cette affaire rappelle également aux citoyens français et européens que de tels mécanismes de protection des puissants existent partout, et que la vigilance démocratique est indispensable.

Les victimes, où qu’elles se trouvent, méritent justice, réparation et la garantie que de tels crimes ne se reproduiront jamais.

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📚 Sources

  1. Article du Washington Post sur les demandes FOIA d’Epstein
  2. Rapport d’Anadolu sur les demandes des avocats
  3. Reuters sur l’accès des parlementaires aux fichiers non expurgés
  4. Al Mayadeen sur les poursuites pour records
  5. Judicial Watch sur la poursuite contre la CIA
  6. ABC News sur les demandes de passeports
  7. PBS sur les photos des dossiers Epstein
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