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mercredi, février 4, 2026
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Interférence de l’Union européenne dans les élections nationales : révélations sur les pressions exercées via la censure numérique

Les allégations d’ingérence de l’UE dans les processus électoraux de ses États membres et au-delà ont récemment émergé avec force, étayées par des documents internes révélés par une commission du Congrès américain.

Introduction : Une campagne systématique de pression

Les allégations d’ingérence de l’Union européenne (UE) dans les processus électoraux de ses États membres et au-delà ont récemment émergé avec force, étayées par des documents internes révélés par une commission du Congrès américain. Ces éléments mettent en lumière une campagne systématique de pression sur les grandes plateformes numériques pour censurer des contenus politiques, influençant potentiellement les résultats des scrutins. Cette pratique, qualifiée d’atteinte à la liberté d’expression, soulève des questions graves sur la santé démocratique en Europe.

Le rapport publié le 3 février 2026 par la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis détaille comment la Commission européenne a organisé des réunions et exercé des pressions pour modérer des discours considérés comme contraires à l’agenda officiel. Ces interventions, souvent justifiées par la lutte contre la désinformation, visent en réalité à désavantager les partis conservateurs ou populistes. Les faits, tirés de communications internes des plateformes comme TikTok, Meta ou Google, démontrent une ingérence dans au moins douze élections depuis 2023.

Cette enquête s’appuie exclusivement sur des sources vérifiées, incluant le rapport américain et des captures d’écran de documents officiels, pour exposer une réalité qui ébranle les fondements de la souveraineté nationale et de la liberté d’expression.

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Les pays et dates des interventions identifiées

Le rapport recense des interventions spécifiques dans plusieurs pays européens, où la Commission européenne a convoqué des plateformes pour renforcer la modération de contenus avant les scrutins. Voici la liste exhaustive des élections concernées :

  • Élections parlementaires européennes de 2024
    Union européenne (ensemble des États membres), du 6 au 9 juin 2024.
    La Commission a organisé plus de deux réunions pour imposer des mesures de censure sur des thèmes comme l’immigration et les droits des personnes LGBTQI.
  • Élections parlementaires slovaques de 2023
    Slovaquie, 30 septembre 2023.
    Pressions pour censurer des affirmations comme « il n’y a que deux genres ».
  • Élections parlementaires polonaises de 2023
    Pologne, automne 2023 (lignes directrices du 10 septembre 2023).
    Censure de théories du complot liées à la pandémie de Covid-19.
  • Élections parlementaires néerlandaises de 2023
    Pays-Bas, novembre 2023.
    Réunion pour évaluer les risques de désinformation ; ministère de l’Intérieur désigné comme « signaleur de confiance ».
  • Élections présidentielles roumaines de 2024
    Roumanie, 24 novembre 2024 (annulées).
    Enquête DSA ouverte sur TikTok ; censure de termes comme « coup d’État ».
  • Élections législatives françaises de 2024
    France, juin et juillet 2024.
    Session de questions-réponses sur la modération de la désinformation.
  • Élections néerlandaises de 2024
    Pays-Bas, 2024.
    Réunions avec régulateurs et organisations non gouvernementales pour renforcer la censure.
  • Élections générales irlandaises de 2024
    Irlande, 2024.
    Table ronde deux semaines avant le vote pour évaluer les processus de censure.
  • Élections présidentielles moldaves de 2024
    Moldavie, septembre 2024.
    Sommet de deux jours sur la régulation des services numériques.
  • Élections présidentielles américaines de 2024
    États-Unis, novembre 2024.
    Pressions pour censurer des contenus politiques américains.
Carte illustrant l'interférence de l'Union européenne dans les élections nationales
Carte représentant les pays concernés par les interventions de la Commission européenne dans les élections entre 2023 et 2025, extraite d’un document officiel américain.

Les mécanismes de l’ingérence : pressions sur les plateformes numériques

La Commission européenne a utilisé le Règlement sur les services numériques (DSA, Digital Services Act) pour contraindre les plateformes à modifier leurs règles de modération. Des réunions régulières, souvent qualifiées de « volontaires » mais imposées sous menace d’amendes, ont visé à censurer des contenus légaux mais jugés indésirables.

Parmi les types de discours ciblés :

  • Rhétorique populiste
  • Contenus anti-gouvernementaux ou anti-UE
  • Critiques des élites
  • Satire politique
  • Contenus anti-migrants ou islamophobes
  • Sentiments anti-réfugiés ou anti-immigration
  • Contenus anti-LGBTQI
  • Sous-culture des mèmes
Thierry Breton lors d'une conférence sur la régulation numérique
Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, lors d’une conférence sur le Règlement sur les services numériques, illustrant les pressions exercées sur les plateformes.

Des plateformes comme TikTok ont modifié leurs directives communautaires pour se conformer au DSA, censurant des informations vraies aux États-Unis. X (anciennement Twitter), refusant de coopérer, a été sanctionné d’une amende de 140 millions d’euros.

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Exemples concrets de censure

En Slovaquie, des affirmations factuelles sur le genre ont été classées comme discours haineux. En Roumanie, l’annulation des élections a été justifiée par des allégations d’ingérence russe non prouvées, malgré l’absence d’évidence trouvée par TikTok.


Les conséquences sur la démocratie européenne

Ces pratiques ont potentiellement désavantagé des partis d’opposition, favorisant les narratives officielles. Le rapport souligne un conflit d’intérêts, comme aux Pays-Bas où un ministère a été habilité à signaler des contenus prioritaires. Cette ingérence extraterritoriale s’étend même aux États-Unis, menaçant la souveraineté numérique mondiale.

Carte de l'Union européenne et des candidats à l'adhésion
Carte de l’Union européenne en 2026, montrant les États membres et candidats, contexte des interventions électorales.

Conclusion

Les révélations sur l’interférence de l’Union européenne dans les élections via la censure numérique exposent une dérive autoritaire qui mine la confiance dans les institutions démocratiques. En pressant les plateformes à supprimer des voix dissidentes, la Commission européenne a franchi une ligne rouge, appelant à une réforme urgente pour préserver la liberté d’expression et la souveraineté des États.

Ces faits, irréfutables, doivent inciter à une vigilance accrue face aux menaces internes à la démocratie.

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Sources

  1. Rapport complet de la commission judiciaire : La menace de censure étrangère, Partie II
  2. Carte d’interférence électorale (source : document américain)
  3. Carte de l’UE et candidats (source : Géoconfluences)
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