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Gaza : des prisonniers palestiniens victimes de tortures, d’agressions sexuelles et de viols, alerte la directrice du Comité public contre la torture en Israël

📋 Sommaire

  1. Des témoignages accablants de violences sexuelles
  2. Des violences sexuelles documentées et récurrentes
  3. Un nombre massif de détenus dans des conditions effroyables
  4. Le cessez-le-feu n’arrête ni les arrestations ni les abus
  5. Conclusion
  6. Sources

⚠️ Note de confiance : Cet article se base sur des témoignages et rapports d’organisations de défense des droits humains.

Des témoignages accablants de violences sexuelles

Dans un entretien accordé à L’Humanité le 28 janvier 2026, Sara Bashi, directrice du Comité public contre la torture en Israël (PCATI), dresse un tableau accablant des conditions de détention infligées aux Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza. Malgré l’instauration d’un cessez-le-feu, les arrestations se poursuivent et les témoignages font état d’un système de violences graves, incluant des agressions sexuelles et des actes assimilables à des viols.

Ces révélations s’appuient sur des rapports d’organisations israéliennes de défense des droits humains, dont un document actualisé de B’Tselem intitulé Bienvenue en enfer. Elles soulignent une déshumanisation méthodique dans les prisons et centres de détention militaires israéliens, où des milliers de Palestiniens sont détenus dans des conditions qualifiées d’inhumaines.

Face à ces faits documentés, l’alerte de Sara Bashi résonne comme un cri d’urgence : les pratiques persistent et s’aggravent, y compris sous la menace d’une peine de mort envisagée pour les Palestiniens.


Des violences sexuelles documentées et récurrentes

Les témoignages recueillis décrivent des actes de violence sexuelle d’une extrême gravité :

  • Un habitant de Beit Lahiya, au nord de Gaza, rapporte avoir été agressé sexuellement à l’aide d’un bâton par des soldats israéliens.
  • Un autre témoignage anonyme, transmis à B’Tselem, évoque des coups portés directement au pénis, un maintien forcé à nu suivi d’attaques par des chiens, ainsi que l’utilisation d’une corde en plastique serrée autour des parties génitales, provoquant gonflements et saignements.

Ces pratiques, loin d’être isolées, s’inscrivent dans un schéma plus large de tortures physiques et psychologiques. Le rapport actualisé de B’Tselem compile 21 nouveaux témoignages (venant s’ajouter aux 55 initiaux d’août 2024), tous issus de Palestiniens libérés ou encore détenus, qui convergent vers la même conclusion : les prisons israéliennes fonctionnent comme un réseau de camps de torture.


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Un nombre massif de détenus dans des conditions effroyables

📊 Chiffres clés (septembre 2025)

  • 10 863 Palestiniens classés comme « prisonniers de sécurité » (Service pénitentiaire israélien – IPS)
  • 3 521 détenus administratifs, emprisonnés sans jugement ni accusation formelle
  • 4 centres de détention militaires gérés par l’armée, aux effectifs exacts opaques

Les détenus subissent des traitements systématiques :

  • Passages à tabac répétés
  • Privation de nourriture et de soins médicaux
  • Positions de stress prolongées
  • Isolement
  • Humiliation (nudité forcée, obligation d’imiter des animaux)

Ces actes entraînent des traumatismes profonds et durables.


Le cessez-le-feu n’arrête ni les arrestations ni les abus

Malgré le cessez-le-feu en vigueur, Sara Bashi dénonce la poursuite des arrestations dans la bande de Gaza. Elle alerte également sur une proposition législative visant à instaurer la peine de mort pour les Palestiniens condamnés pour certains crimes, mesure qui viendrait aggraver un système déjà qualifié de punition collective.

L’absence de réaction officielle israélienne face à ces allégations renforce le sentiment d’impunité. Les organisations comme le PCATI et B’Tselem appellent à une enquête indépendante et à la fin immédiate de ces pratiques.


Conclusion

Les témoignages recueillis et les rapports publiés en 2025-2026 dressent le portrait d’un système carcéral israélien où la torture, y compris sexuelle, est devenue une politique de fait. Les agressions et viols dénoncés par Sara Bashi ne constituent pas des dérapages isolés, mais des éléments d’une déshumanisation institutionnalisée.

Ces faits exigent une attention internationale urgente : le silence équivaut à une complicité tacite face à des crimes graves contre des milliers d’êtres humains.


📚 Sources

  1. Entretien avec Sara Bashi, L’Humanité, 28 janvier 2026
  2. Site officiel du Public Committee Against Torture in Israel (PCATI)
  3. Rapports et actualisations B’Tselem cités dans l’article de L’Humanité (2024-2026)
  4. Données du Service pénitentiaire israélien (IPS), septembre 2025, relayées dans la presse
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