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mardi, février 24, 2026
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Réseau Epstein : Révélations sur un Système de Pouvoir Mondial Impliquant Finance, Politique et Santé

⚠️ Note éditoriale : Certaines connexions évoquées dans cet article sont alléguées sur la base de documents judiciaires et d’analyses investigatives. Elles n’ont pas toutes été confirmées par des jugements définitifs. Des enquêtes sont en cours au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France.

Les fichiers récemment libérés concernant Jeffrey Epstein, financier américain condamné pour crimes sexuels, dévoilent un réseau tentaculaire reliant des personnalités influentes de la finance, de la politique et de la philanthropie. Ces documents, publiés en janvier 2026 par le ministère américain de la Justice, exposent des mécanismes opaques traversant les frontières, mêlant affaires lucratives à des crises sanitaires mondiales. Au cœur de ces révélations : des échanges qui interrogent les frontières entre philanthropie, investissement et gouvernance privée — loin de tout contrôle démocratique.

Epstein, décédé en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York dans des circonstances vivement contestées, n’était pas seulement un prédateur sexuel. Il agissait comme un intermédiaire stratégique, facilitant des connexions entre milliardaires et institutions. Parmi les révélations les plus frappantes : un projet baptisé Project Molecule, une initiative conjointe entre JPMorgan Chase et la Fondation Bill et Melinda Gates, visant à transformer la biologie en infrastructure investissable.

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1. Jeffrey Epstein : Un prédateur au cœur d’un réseau mondial

Jeffrey Epstein, financier américain basé à New York, est condamné dès 2008 en Floride pour sollicitation de prostitution impliquant une mineure. Il purge une peine légère de treize mois — un accord très critiqué conclu avec le procureur fédéral Alexander Acosta, qui sera lui-même contraint de démissionner en 2019 sous la pression médiatique. Cet épisode illustre à lui seul la puissance de protection dont jouissait Epstein.

Les fichiers désormais publics révèlent qu’il exploitait un réseau de trafic sexuel impliquant des centaines de victimes, souvent mineures et dans des situations de grande vulnérabilité. Ses propriétés — un manoir à Manhattan, une villa à Palm Beach, et surtout son île privée de Little Saint James dans les Îles Vierges américaines — servaient de cadre à des rencontres avec des personnalités influentes du monde entier.

Jeffrey Epstein et Bill Gates en discussion
Jeffrey Epstein en conversation avec Bill Gates — une relation dont la profondeur est désormais documentée par les fichiers. Source : Financial Times.

Son rôle dépassait largement les crimes sexuels : Epstein fonctionnait comme un « commutateur » (switchboard) reliant la haute finance et les cercles politiques. Des emails versés au dossier montrent qu’il transmettait des informations sensibles — notamment des briefings gouvernementaux britanniques fournis par Peter Mandelson — à des clients de Wall Street. Ces connexions se sont maintenues après sa condamnation de 2008, et jusqu’à sa réarrestation en juillet 2019.


2. Libération des fichiers en 2026 : une transparence forcée

En novembre 2025, le Congrès américain adopte l’Epstein Files Transparency Act, signé par le président Donald Trump. Cette loi oblige le ministère de la Justice à publier l’intégralité des documents non classifiés liés à l’enquête Epstein. Après plusieurs semaines de retards et de tractations juridiques, une tranche majeure est rendue publique le 30 janvier 2026 : plus de trois millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 images.

Documents des fichiers Epstein libérés en 2026
La libération des fichiers en 2026 a provoqué une onde de choc dans plusieurs capitales. Source : La Croix.

Ces publications ont immédiatement déclenché une série de réactions à travers le monde :

  • Royaume-Uni : Peter Mandelson, ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, fait l’objet d’une investigation policière pour inconduite en fonction publique.
  • France : Des personnalités comme Jack Lang sont convoquées pour des liens financiers suspects avec des entités offshore liées à Epstein.
  • Nations unies : Des experts indépendants qualifient certains actes potentiels de crimes contre l’humanité et appellent à des poursuites internationales.
  • États-Unis : JPMorgan Chase a déjà versé 290 millions de dollars à des victimes, reconnaissant implicitement sa responsabilité institutionnelle.

🔴 Pour le lecteur français : En France, l’affaire Epstein reste peu couverte dans les grands médias traditionnels. Pourtant, selon les fichiers, au moins une dizaine de ressortissants et diplomates français seraient cités. Le parquet de Paris a formé une équipe spéciale pour analyser les documents en langue française.


3. Project Molecule : la biologie comme infrastructure investissable

L’un des documents les plus troublants est un mémorandum de quatorze pages daté de 2011, dans lequel JPMorgan Chase propose à la Fondation Bill et Melinda Gates un véhicule financier hybride baptisé Project Molecule. Epstein apparaît comme intermédiaire clé dans cette transaction.

Concrètement, il s’agit d’un fonds perpétuel sans obligation de décaissement — c’est-à-dire qu’il peut accumuler des actifs indéfiniment sans avoir à redistribuer de profits — visant à financer des interventions de santé mondiale : vaccins contre la polio en Afghanistan et au Pakistan, surveillance épidémiologique, etc. Epstein insiste dans ses échanges sur la création d’un bras offshore dédié aux vaccins, destiné à générer des retours financiers de 5 à 7 %, en partie garantis par des fonds publics.

Siège de la Fondation Bill et Melinda Gates à Seattle
Le siège de la Fondation Gates à Seattle, Washington — au cœur du dispositif décrit dans Project Molecule. Source : ArchDaily.

Le document prévoit une gouvernance entièrement privée : des comités de direction dirigés par Melinda Gates et des investisseurs comme Warren Buffett. L’implication : les décisions de santé publique — quels vaccins financer, dans quels pays, selon quels critères — échapperaient aux États au profit d’un conseil d’administration privé. Les pandémies deviennent des catégories financières, érodant en pratique la souveraineté nationale en matière de santé.

« Transformer les interventions de santé globale en actifs investissables avec des retours mesurables. » — Mémorandum Project Molecule, 2011 (selon les fichiers Epstein).

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4. Connexions à la gouvernance sanitaire mondiale

Les fichiers montrent Epstein jouant un rôle actif dans le façonnage de la gouvernance sanitaire mondiale bien au-delà du seul Project Molecule. En 2017, il route du personnel vers des simulations pandémiques financées par la Fondation Gates — des exercices de préparation dont les conclusions serviront à concevoir les outils de gestion de crise utilisés quelques années plus tard.

Ces mécanismes préfigurent notamment les obligations pandémiques de la Banque mondiale (pandemic bonds), des instruments financiers dont les remboursements sont déclenchés par des seuils paramétriques (taux de mortalité, vitesse de propagation) pour des agents pathogènes comme le coronavirus ou Ebola.

La semaine Ebola de septembre 2014

En septembre 2014, selon les emails versés au dossier, Bill Gates informe Epstein de sa rencontre avec Barack Obama concernant le budget fédéral et la réponse à l’épidémie d’Ebola. Cette même semaine voit l’adoption de la résolution 2177 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui classe l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest comme une menace à la paix et à la sécurité internationales — une première dans l’histoire onusienne pour une crise sanitaire. Cela active de fait un état de biosécurité global.

Carte de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014
L’épidémie d’Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone, Liberia) a été le premier test grandeur nature des mécanismes de biosécurité globale auxquels Epstein était mêlé. Source : OpenEdition Journals.

Les documents révèlent également qu’Epstein était consulté sur des technologies de détection pré-symptomatique d’Ebola, renforçant ainsi le lien entre réponse sanitaire et infrastructure sécuritaire — un enchevêtrement qui, selon des experts cités dans les fichiers, pose de sérieuses questions éthiques sur la privatisation de la santé publique mondiale.


5. Le « Switchboard » : censure transatlantique et opérations numériques

Parmi les révélations les plus inattendues figure le rôle de Peter Mandelson, figure tutélaire du Parti travailliste britannique, surnommé le « Prince des Ténèbres » par ses adversaires. Selon les fichiers, Mandelson aurait régulièrement transmis à Epstein des renseignements gouvernementaux sensibles valant potentiellement des milliards sur les marchés financiers.

Peter Mandelson
Peter Mandelson, visage emblématique du New Labour britannique, fait désormais l’objet d’une enquête policière. Source : The New Yorker.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Son ancien collaborateur Morgan McSweeney — aujourd’hui chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer — a fondé le Center for Countering Digital Hate (CCDH), une organisation qui s’est spécialisée dans le signalement et la démonétisation de contenus en ligne. Selon plusieurs sources d’investigation citées dans les fichiers, cet outil — né d’opérations de communication contre Jeremy Corbyn — aurait été utilisé pendant la pandémie de Covid-19 pour censurer des discours alternatifs sur la santé publiés par des éditeurs indépendants aux États-Unis.

🔶 Contexte français : En France, le lien entre lobbying pro-vaccinal institutionnel et censure des voix dissidentes a été documenté notamment lors des débats autour du pass sanitaire en 2021. Les mécanismes décrits dans le « switchboard » Epstein-Mandelson font écho à des pratiques similaires observées en Europe continentale, où la modération de contenu santé a souvent coïncidé avec des intérêts industriels et politiques convergents.

En 2026, face à l’ampleur des révélations, Mandelson démissionne de son poste d’ambassadeur aux États-Unis. L’enquête policière britannique est toujours en cours.


6. Implications françaises et internationales

En France, les fichiers Epstein mettent en cause plusieurs personnalités de premier plan. Jack Lang, ancien ministre de la Culture et président de l’Institut du monde arabe, est visé par une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravée liée à une société offshore dans laquelle Epstein aurait investi. Lang a exclu de démissionner de ses fonctions.

Photos d'Epstein en prison extraites des fichiers
Photos de Jeffrey Epstein en détention, extraites des fichiers publiés en 2026. Source : Marianne.

Les fichiers citent également des diplomates français, dont un nommé Fabrice Aidan, soupçonné d’avoir fourni des services à Epstein en échange de contreparties financières. Le parquet de Paris a constitué une cellule spécialisée pour analyser les documents, qui incluent des communications en français jusqu’ici inédites.

Sur le plan international, les implications sont considérables :

  • Des experts mandatés par l’ONU réclament des poursuites pénales internationales, certains évoquant des crimes contre l’humanité du fait de l’ampleur et de l’organisation systématique des abus.
  • JPMorgan Chase a versé 290 millions de dollars aux victimes en 2023 — un règlement à l’amiable qui reconnaît de facto le rôle de la banque dans l’écosystème Epstein.
  • Des enquêtes parallèles sont en cours en Allemagne, en Israël et en Australie.

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7. Conclusion : vers une redéfinition de la transparence

Les fichiers Epstein exposent un écosystème où finance, politique et santé publique ont fusionné autour d’intérêts privés, en exploitant les crises — Ebola, pandémies, instabilité politique — comme leviers d’enrichissement et de contrôle. De Project Molecule à la sécurisation d’Ebola comme « menace à la paix », en passant par la censure numérique transatlantique, l’affaire dessine les contours d’une gouvernance mondiale fonctionnant en dehors du consentement démocratique.

En 2026, avec des enquêtes ouvertes dans au moins six pays et des millions de pages encore à analyser, cette affaire marque un tournant. Elle pose une question fondamentale : comment des sociétés démocratiques peuvent-elles reprendre le contrôle sur des réseaux qui opèrent précisément en exploitant leurs failles juridiques et institutionnelles ? La réponse appartient aussi aux citoyens — et à une presse libre.

ℹ️ Cet article s’appuie sur des documents judiciaires publiés et des analyses investigatives. Certaines allégations sont en cours d’instruction judiciaire. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence tant que leur culpabilité n’a pas été établie par un tribunal.

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