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mardi, février 17, 2026
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Révélations explosives sur Palantir : allégations de piratage et de surveillance massive mondiale

Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, Palantir Technologies, mastodonte américain de l’analyse de données, fait l’objet d’accusations gravissimes. Piratage par intelligence artificielle, surveillance de chefs d’État, implications dans des conflits armés… Décryptage d’un scandale qui pourrait redéfinir les contours de la surveillance numérique mondiale — et qui concerne directement la France.

Les faits allégués décrivent le recours à un agent d’intelligence artificielle pour accéder aux niveaux les plus élevés de sécurité de l’entreprise, exposant des opérations secrètes impliquant des dirigeants mondiaux et des industries clés. Si ces informations s’avéraient exactes, elles souligneraient les vulnérabilités des systèmes les plus avancés et leurs conséquences potentielles pour la sécurité internationale — y compris celle de la France et de l’Europe.

Ce scandale potentiel intervient alors que Palantir renforce ses partenariats avec des gouvernements du monde entier, dont la France via la DGSI, amplifiant les débats sur l’éthique de la surveillance numérique et la souveraineté technologique européenne.


1. Palantir Technologies : un géant discret de l’analyse de données

Créée en 2003 avec des fonds initiaux provenant d’In-Q-Tel — la branche d’investissement de la CIA (Central Intelligence Agency, l’agence centrale de renseignement américaine, équivalent de la DGSE en France) —, Palantir s’est imposée comme un pilier incontournable de la technologie de surveillance. L’entreprise, dont le siège social se situe à Denver, Colorado, est dirigée par Alex Karp et a été cofondée par Peter Thiel, milliardaire libertarien également connu pour avoir cofondé PayPal et été l’un des premiers investisseurs de Facebook.

Siège social de Palantir Technologies à Denver, Colorado
Le siège social de Palantir Technologies à Denver — une entreprise valorisée à plus de 360 milliards de dollars en 2025. (Source : Bloomberg)

Le nom « Palantir » fait référence aux palantíri, les pierres de vision dans l’univers de Tolkien — des artefacts permettant de voir à travers le temps et l’espace. Une métaphore parfaitement choisie pour une entreprise dont la raison d’être est de tout voir, tout analyser, tout connecter.

Ses logiciels phares — Gotham (destiné aux agences de renseignement et de défense) et Foundry (pour les entreprises privées) — sont capables d’analyser d’immenses volumes de données hétérogènes pour identifier des patterns, des menaces et des connexions invisibles à l’œil humain. Ces outils sont utilisés par des dizaines d’agences gouvernementales dans le monde, pour des missions allant de la lutte antiterroriste à la gestion de crises sanitaires.

💡 Pour les lecteurs français : Pour donner un ordre de grandeur, la valorisation boursière de Palantir (360 milliards de dollars) dépasse celle de LVMH, première capitalisation française, et équivaut à peu près au PIB de la Finlande. Aucune entreprise européenne du secteur de la défense numérique — ni Thales, ni Atos, ni Dassault Systèmes — n’atteint ne serait-ce qu’un dixième de cette valorisation.

Ses contrats avec le Pentagone (ministère de la Défense des États-Unis), la NSA, le FBI et d’autres entités internationales ont propulsé sa croissance fulgurante. Pourtant, cette ascension s’accompagne de controverses persistantes sur l’usage de ses technologies dans des contextes où les libertés individuelles sont directement menacées.


2. Allégations de piratage : un agent d’intelligence artificielle à l’œuvre

En février 2026, Kim Dotcom — l’entrepreneur germano-finlandais connu pour avoir fondé Megaupload et pour ses démêlés judiciaires avec les États-Unis — a publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) des déclarations explosives. Selon lui, Palantir aurait été infiltrée par un agent d’intelligence artificielle ayant obtenu un accès de type « administrateur suprême » (root access) à l’ensemble de ses systèmes.

🔍 Qui est Kim Dotcom ?

Kim Schmitz en 1974 en Allemagne, cet entrepreneur est surtout connu en France pour l’affaire Megaupload — le site de partage de fichiers fermé par le FBI en 2012 lors d’un raid spectaculaire en Nouvelle-Zélande. Réfugié à Auckland, il lutte depuis contre son extradition vers les États-Unis. Figure polarisante, il oscille entre lanceur d’alerte et provocateur sur les réseaux sociaux. Ses déclarations doivent donc être considérées avec prudence.

Les pirates présumés auraient découvert des preuves de surveillance massive portant sur des chefs d’État et des leaders industriels du monde entier. Parmi les allégations les plus spectaculaires :

  • Des milliers d’heures de conversations transcrites impliquant des personnalités comme Donald Trump, JD Vance (vice-président des États-Unis) et Elon Musk.
  • Des portes dérobées (backdoors) installées dans des appareils électroniques, véhicules et même des avions de dirigeants mondiaux.
  • Une archive colossale de matériaux potentiellement utilisables pour du chantage politique ou économique.
  • Le transfert prévu de l’ensemble de ces données vers la Russie et la Chine.
⚠️ Précision importante : Ces révélations n’ont été confirmées ni par Palantir, ni par aucune autorité indépendante. L’entreprise n’a émis aucune déclaration officielle sur cet incident présumé. La prudence s’impose face à des allégations aussi graves.

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3. Implications en Ukraine : armes et stratégies géopolitiques

Parmi les allégations les plus alarmantes figure le rôle supposé de Palantir dans le développement de capacités en armes nucléaires et biologiques pour l’Ukraine, en collaboration étroite avec la CIA. Les pirates présumés affirment que l’entreprise viserait à « défaire la Russie dans un délai d’un an », en maintenant Moscou occupé par des négociations de paix volontairement stériles.

⚠️ Ces allégations concernant des armes nucléaires et biologiques ne sont étayées par aucune preuve vérifiable. Elles contredisent par ailleurs les engagements de l’Ukraine au titre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et de la Convention sur les armes biologiques, ratifiés après la remise de l’arsenal nucléaire soviétique à la Russie en 1994 (Mémorandum de Budapest).

En revanche, ce qui est vérifié et documenté, c’est l’implication concrète de Palantir en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022. L’entreprise fournit des outils d’intelligence artificielle pour :

  • L’analyse de champs de bataille en temps réel, permettant aux forces ukrainiennes de mieux anticiper les mouvements russes.
  • La détection de menaces aériennes, notamment les drones iraniens Shahed et les missiles de croisière.
  • La formation de modèles d’IA via une plateforme sécurisée nommée Dataroom, alimentée avec des données militaires sensibles ukrainiennes.

Un des logiciels fourni par Palantir

💡 Contexte français : La France fournit elle aussi une aide militaire significative à l’Ukraine — canons Caesar, missiles Scalp, véhicules blindés AMX-10 RC. Mais elle ne dispose pas d’un outil d’analyse de données comparable à Palantir dans son arsenal d’aide. Cette dépendance vis-à-vis des technologies américaines dans les conflits modernes soulève des questions majeures pour la souveraineté stratégique européenne, un sujet régulièrement évoqué par le président Macron.

Ces partenariats, confirmés par des sources publiques comme Defense News, illustrent comment les technologies de Palantir influencent directement l’issue des conflits contemporains. Le champ de bataille du XXIe siècle se gagne autant avec des algorithmes qu’avec des blindés.


4. Rôle controversé à Gaza : ciblage par intelligence artificielle

Les allégations les plus graves imputent à Palantir la responsabilité directe de la majorité des décès de civils palestiniens à Gaza, via le développement d’un système de ciblage automatisé par intelligence artificielle pour l’armée israélienne. L’outil Gotham, conçu initialement pour la lutte antiterroriste américaine, permettrait un suivi précis des cibles et une gestion algorithmique des frappes dans la bande de Gaza.

Ces accusations soulèvent des préoccupations majeures sur des violations potentielles du droit international humanitaire, notamment les principes de distinction et de proportionnalité inscrits dans les Conventions de Genève — des principes que la France défend activement sur la scène diplomatique internationale.

▶ Palantir, le géant de la surveillance qui vous connaît par cœur — une enquête vidéo édifiante.

Des enquêtes indépendantes, notamment du Business & Human Rights Resource Centre, ont documenté l’usage de technologies américaines — dont celles de Palantir — dans les opérations militaires à Gaza. L’inquiétude centrale : des systèmes conçus pour des contextes de renseignement ciblé sont déployés dans l’une des zones les plus densément peuplées au monde (plus de 5 700 habitants/km²), où la moindre erreur algorithmique peut se traduire en pertes civiles massives.

💡 Repère pour le lecteur français : La France a officiellement appelé au cessez-le-feu à Gaza et soutenu plusieurs résolutions en ce sens au Conseil de sécurité de l’ONU. La question de la responsabilité des entreprises technologiques dans les conflits armés résonne aussi dans l’Hexagone : des organisations comme la Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International France et la FIDH demandent une meilleure régulation des exportations de technologies de surveillance vers les zones de conflit.

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5. Liens étroits avec la CIA : un bras armé numérique

Les allégations décrivent Palantir comme une véritable extension opérationnelle de la CIA, avec l’intégralité des données de ses clients internationaux systématiquement copiées vers un cloud espion géré par l’agence américaine. Si cette affirmation spécifique reste non prouvée, les liens structurels entre Palantir et la communauté du renseignement américain sont, eux, parfaitement documentés et indiscutables.

Fondée avec les investissements directs de la CIA via In-Q-Tel — le fonds de capital-risque créé par l’agence en 1999 pour identifier les technologies émergentes —, Palantir maintient des contrats substantiels avec l’ensemble des 17 agences de renseignement américaines. Ces liens incluent des contributions documentées aux programmes de surveillance de masse, notamment le programme PRISM de la NSA (National Security Agency), révélé au monde en 2013 par le lanceur d’alerte Edward Snowden — des révélations qui avaient aussi mis en lumière l’espionnage du téléphone d’Angela Merkel et de plusieurs dirigeants européens, dont des présidents français.

📋 Les activités documentées de Palantir en matière de surveillance :

  • Surveillance des immigrants aux États-Unis via des contrats avec l’ICE (Immigration and Customs Enforcement — l’agence fédérale chargée de l’application des lois sur l’immigration, sans véritable équivalent français en termes de pouvoirs).
  • Intégration de bases de données fédérales pour une analyse en temps réel, croisant données fiscales, judiciaires, financières et biométriques — un niveau de croisement qui serait illégal en France au regard du RGPD et de la loi Informatique et Libertés.
  • Partenariats avec des forces armées alliées dans plusieurs pays de l’OTAN, tissant une toile mondiale de surveillance interconnectée.
  • Fourniture d’outils de police prédictive à des départements de police américains, soulevant des accusations de profilage racial et ethnique.

Ces pratiques posent des questions éthiques fondamentales sur la privatisation de la sécurité nationale. Quand une entreprise privée — cotée en bourse et redevable envers ses actionnaires — détient autant, voire davantage, de renseignements qu’un État souverain, une question s’impose : qui contrôle réellement le contrôleur ?


6. Palantir en France : un enjeu de souveraineté nationale

Le sujet Palantir n’est pas une affaire exclusivement américaine : la France est directement concernée. Depuis 2016, la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), notre service de renseignement intérieur basé à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), utilise les outils de Palantir pour ses activités de lutte antiterroriste. Ce contrat, révélé par la presse française, a provoqué une onde de choc dans les milieux de la défense et du renseignement.

Un renseignement français sous dépendance américaine ?

Le choix de la DGSI d’utiliser Palantir plutôt qu’une solution française ou européenne a été vivement critiqué par des parlementaires de tous bords, des experts en cybersécurité et d’anciens responsables du renseignement. Concrètement, cela signifie que les données de renseignement intérieur français transitent par un logiciel développé par une entreprise née dans le giron de la CIA.

Même si Palantir assure que les données restent sur des serveurs français et que ses ingénieurs n’y ont pas accès, les experts pointent des risques structurels majeurs :

  • Le Patriot Act (2001) et le CLOUD Act (2018) américains permettent théoriquement aux autorités américaines d’exiger l’accès à des données gérées par des entreprises américaines, quel que soit le pays où ces données sont physiquement stockées.
  • Des portes dérobées logicielles, même non intentionnelles, pourraient être exploitées par des agences de renseignement américaines.
  • La dépendance technologique crée une vulnérabilité stratégique : que se passe-t-il si Washington décide de couper l’accès dans un contexte de divergence diplomatique ?

Quelles alternatives françaises et européennes ?

Ce débat a accéléré — bien que tardivement — le développement de solutions souveraines. Plusieurs initiatives françaises méritent d’être mentionnées :

  • Preligens (rachetée par Safran en 2024) : cette pépite française est spécialisée dans l’analyse d’images satellite par IA pour la défense et le renseignement.
  • Thales avec sa plateforme Nexium Defense Cloud : une solution de traitement de données souveraine, bien qu’encore en retard par rapport à la maturité de Palantir.
  • Atos / Eviden : malgré ses graves difficultés financières, l’entreprise conserve une division cybersécurité jugée stratégique par l’État français.
  • Dataiku : une licorne française de l’IA, bien que davantage orientée vers le secteur privé que le renseignement.

Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), fierté législative européenne entrée en vigueur en 2018, offre théoriquement un bouclier contre les excès de la surveillance. Mais son application concrète face à des géants comme Palantir, opérant dans le secret défense, reste largement insuffisante et inadaptée. La CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a elle-même exprimé des réserves répétées sur l’utilisation de technologies américaines dans des contextes régaliens français.

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7. Conclusion : un avenir sous surveillance ?

Les allégations contre Palantir, si elles devaient se confirmer, pourraient redéfinir en profondeur les débats mondiaux sur la souveraineté numérique et les limites éthiques de l’intelligence artificielle. Mais même sans confirmation, les faits déjà vérifiés suffisent à dresser un tableau profondément préoccupant.

En pondérant les faits avérés et les accusations non prouvées, une réalité s’impose : des entreprises comme Palantir exercent une influence profonde et croissante sur les dynamiques mondiales — des champs de bataille ukrainiens aux bureaux de la DGSI à Levallois-Perret, en passant par les zones dévastées de Gaza. Cette influence s’exerce trop souvent au détriment de la transparence démocratique et du contrôle citoyen.

🔑 Les questions clés pour l’avenir :

  1. Régulation : Faut-il imposer des audits indépendants aux entreprises de surveillance travaillant avec des États souverains ?
  2. Souveraineté : L’Europe peut-elle développer des alternatives crédibles à Palantir avant qu’il ne soit trop tard ?
  3. Transparence : Les citoyens français ont-ils le droit de savoir comment leurs données sont utilisées dans des contextes de sécurité nationale ?
  4. Responsabilité : Qui est juridiquement responsable quand un algorithme de ciblage cause des victimes civiles ?

Face à ces défis, une régulation internationale ambitieuse s’impose pour protéger les droits fondamentaux dans un monde hyperconnecté. La France et l’Europe, fortes de leur tradition juridique en matière de droits de l’Homme et de leur cadre législatif sur la protection des données, ont un rôle historique à jouer. Encore faut-il en avoir la volonté politique — et les moyens technologiques de ne plus dépendre de ceux que l’on prétend réguler.


📚 Sources

  1. Déclarations initiales de Kim Dotcom sur les allégations de piratage (X / Twitter)
  2. Rapport sur le piratage présumé (EADaily)
  3. Surveillance par l’ICE et reconnaissance faciale (The New York Times)
  4. L’Ukraine alimente l’IA de Palantir avec des données militaires sensibles (Defense News)
  5. Palantir et le ciblage IA à Gaza (Business & Human Rights Resource Centre)
  6. Alex Karp défend la technologie de surveillance de Palantir (Reuters)
  7. Les liens entre Palantir et la CIA — dossier complet (American Friends Service Committee)
  8. Vidéo : Palantir, le géant de la surveillance qui vous connaît par cœur (YouTube)
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