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Alstom Bis Repetita – La cession d’Exaion à Mara Holdings : Perte de souveraineté, surplus énergétiques et urgence nationale

Dans un contexte de tensions géopolitiques, de défis énergétiques et de transition numérique accélérée, la vente de la filiale Exaion du groupe Électricité de France (EDF) à l’entreprise américaine Mara Holdings provoque un tollé. Créée en 2020 pour reconvertir des supercalculateurs obsolètes en infrastructures numériques décarbonées, Exaion représente un atout stratégique pour la France dans le calcul haute performance (HPC), l’intelligence artificielle (IA) et la blockchain. Pourtant, l’accord, annoncé en août 2025 et potentiellement validé d’ici le 31 janvier 2026, évoque des précédents comme l’affaire Alstom, ravivant les accusations de « haute trahison » contre le gouvernement Macron.

Les enjeux sont multiples : souveraineté technologique, flexibilité énergétique via l’absorption des surplus nucléaires, et indépendance face aux géants américains. Alors que la France investit des milliards dans son parc nucléaire, céder un tel actif à un spécialiste du minage de bitcoin interroge les priorités nationales. Ce dossier complet comprend l’historique, les investissements, les bénéfices stratégiques – y compris l’utilisation cruciale des surplus énergétiques – la cession controversée, et les parallèles avec Alstom. Il met également en lumière l’urgence : avec une échéance fixée au 31 janvier 2026 par Mara Holdings pour l’obtention des approbations réglementaires, il est impératif de sensibiliser et mobiliser le public pour influencer la décision gouvernementale.

Plongeons dans les détails pour comprendre comment une initiative innovante risque de devenir un symbole de déclin stratégique, et pourquoi l’action citoyenne est cruciale dès maintenant.

Historique d’Exaion : de l’incubation à la maturité technologique

Exaion naît en janvier 2020 au sein du programme d’intrapreneuriat EDF Pulse Incubation. Fondée par Fatih Balyeli et Laurent Bernou-Mazars, cette filiale à 100 % d’EDF vise à prolonger la vie des supercalculateurs du groupe en les reconvertissant pour des usages numériques. Rapidement, elle se positionne sur des services de confiance : calcul haute performance (HPC), intelligence artificielle (IA), et blockchain.

Évolution des activités

  • 2020-2022 : Lancement d’offres écoresponsables, avec un focus sur la blockchain as a service (BaaS). Exaion Node est introduit en décembre 2022, exploitant l’énergie décarbonée d’EDF.
  • 2023-2024 : Expansion en Amérique du Nord, partenariats avec Nvidia pour des composants de pointe, et implication dans le minage de cryptomonnaies bas carbone. Des collaborations avec des banques françaises comme Société Générale renforcent sa crédibilité.
  • 2025 : Malgré des pertes de 4,5 millions d’euros en 2024, Exaion est valorisée à environ 260 millions de dollars, témoignant de son potentiel stratégique.

Cette trajectoire illustre l’engagement d’EDF dans la transformation numérique, aligné sur sa raison d’être : accompagner les industries vers un avenir décarboné.

Dépenses publiques et investissements dans Exaion

Les détails chiffrés sur les investissements initiaux restent limités, mais Exaion bénéficie des infrastructures d’EDF, un groupe majoritairement détenu par l’État français. Les coûts se concentrent sur le recyclage de supercalculateurs et le développement de plateformes, sans recours massif à des fonds publics directs au-delà des subventions habituelles pour l’innovation.

  • Investissements estimés : EDF a alloué des ressources pour restaurer du matériel obsolète, avec des partenariats comme celui avec Nvidia pour acquérir des technologies avancées. Aucune chiffre précis n’est public, mais les pertes cumulées (4,5 millions d’euros en 2024) suggèrent un modèle en phase de maturation.
  • Contexte budgétaire : Dans un rapport de la Cour des comptes, EDF prévoit 460 milliards d’euros d’investissements entre 2025 et 2040 pour son parc nucléaire. Exaion représente une fraction mineure, mais sa vente rapportera 168 millions de dollars à EDF pour 64 % du capital.

Ces dépenses, modestes au regard des enjeux, visaient à créer un champion national discret, mais leur retour sur investissement est aujourd’hui questionné par la cession.

Bénéfices stratégiques pour la France : souveraineté et flexibilité énergétique

Exaion offrait des avantages cruciaux pour la souveraineté française, en particulier dans un monde dominé par les géants américains du numérique. Au-delà des aspects technologiques, son rôle dans l’utilisation des surplus énergétiques nucléaires en fait un atout sous-estimé pour la stabilité du réseau électrique.

Avantages énergétiques et numériques généraux

  • Souveraineté technologique : Partenaire de banques françaises (Société Générale), Exaion assurait un contrôle national sur des données sensibles et des infrastructures de calcul, réduisant la dépendance à Visa ou Mastercard pour les paiements numériques.
  • Innovation : Soutien à la transformation numérique des industries, avec des services décarbonés pour IA et HPC, positionnant la France comme leader en Web3 souverain.

L’utilisation des surplus énergétiques nucléaires : un atout majeur

La France, avec son parc nucléaire dominant (environ 70 % de la production électrique), fait face à des surplus récurrents d’électricité. Les centrales nucléaires sont conçues pour fonctionner à puissance constante, rendant difficile l’ajustement à la demande variable. Selon RTE (Réseau de Transport d’Électricité), ces excédents peuvent entraîner des prix négatifs sur les marchés, des exportations forcées ou même des arrêts non programmés, gaspillant une énergie décarbonée précieuse.

En 2025, avec la relance du nucléaire via le programme EPR2 et les objectifs de neutralité carbone, ces surplus pourraient s’amplifier. Sans solutions de flexibilité, le réseau risque des instabilités, augmentant les coûts pour les consommateurs et freinant la transition énergétique.

Exaion, en tant que filiale d’EDF, a été conçue pour valoriser ces excédents via des activités numériques intensives en énergie, comme le minage de bitcoin, le calcul haute performance (HPC) et l’intelligence artificielle (IA). Ses data centers, alimentés par l’électricité nucléaire décarbonée, pouvaient être modulés rapidement : activation en cas de surplus pour absorber l’énergie, et arrêt en quelques minutes lors de pics de demande.

  • Absorption des excédents : Le minage de cryptomonnaies est « pilotable », contrairement à d’autres industries. Exaion transformait ainsi un problème (surproduction) en opportunité, générant des revenus tout en stabilisant le réseau.
  • Évitement de problèmes : Cela prévenait le gaspillage énergétique, réduisait les besoins en importations fossiles lors de tensions, et optimisait les infrastructures existantes sans investissements massifs en stockage (batteries coûteuses).
  • Bénéfices environnementaux : En utilisant une énergie bas carbone, Exaion contribuait à un minage « vert », contrastant avec les pratiques polluantes ailleurs. Des études estiment que cela pourrait représenter jusqu’à 10-15 % de flexibilité supplémentaire pour le réseau français d’ici 2030.

Par exemple, en partenariat avec EDF, Exaion recyclait des supercalculateurs obsolètes pour ces tâches, créant un écosystème circulaire et souverain. Ces bénéfices, pondérés par des pertes opérationnelles, soulignent un potentiel inexploité pour une « démocratisation énergétique » via des plateformes open-source.

La cession à Mara Holdings : détails et controverses

Annoncée en août 2025, la vente de 64 % d’Exaion à Mara Holdings pour 168 millions de dollars a été mise en pause par le ministère des Finances français, mais progresse vers une validation potentielle. EDF reste actionnaire minoritaire et client, mais une clause de non-concurrence empêche le groupe de miner du bitcoin ou d’exercer en HPC pendant deux ans.

Conditions de l’accord

  • Financement : 115 millions d’euros en numéraire pour nouvelles actions, 33 millions pour rachat d’actions existantes.
  • Garanties : Maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services à EDF, et droit de regard de l’administration.
  • Statut actuel : Autorisation sous conditions, malgré un signalement au Parquet national financier (PNF) en décembre 2025 par des parlementaires.

Les débats portent sur la perte de souveraineté : Mara, leader du minage, pourrait dominer un marché stratégique pour la flexibilité énergétique française. Avec la cession, cet atout risque d’échapper à la France, Mara pouvant exploiter les surplus pour ses propres intérêts, potentiellement en exportant les bénéfices hors de France. Critiques, comme celles de syndicats (FNEM FO) ou d’élus, soulignent que cela prive EDF de 460 milliards d’euros d’investissements nécessaires pour le nucléaire, en bradant un outil de flexibilité essentiel.

Parallèle avec l’affaire Alstom : une « énième trahison » ?

Les critiques comparent cette cession à la vente d’Alstom Énergie à General Electric en 2014-2015, autorisée par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. Accusé de « haute trahison industrielle », Macron est soupçonné d’un « pacte de corruption » dans des enquêtes journalistiques.

  • Similarités : Perte d’un fleuron à des Américains, enjeux de souveraineté (énergie pour Alstom, numérique pour Exaion), rôle indirect du gouvernement Macron.
  • Critiques : Des figures politique comme appellent à bloquer la vente, évoquant un bradage national. Olivier Marleix (ancien président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, décédé le 7 juillet 2025) dénonçait des opérations illégales.

Cette affaire ravive les soupçons d’un déclin stratégique, où des intérêts privés primerait sur l’intérêt général.

Rappel des faits :

En octobre 2019, alors que l’enquête sur Alstom avance, Macron nomme Jean-François Bohnert à la tête du PNF. Ce magistrat, vu comme proche du pouvoir, prend les rênes d’une institution censée scruter les agissements du président lui-même. Imaginez un accusé qui choisit son propre juge : c’est ce que dénoncent les critiques. Ils disent que Macron veut étouffer l’affaire, où il pourrait être impliqué pour avoir favorisé GE (General Electrics) au détriment de la France.

Le dossier est sérieux : Alstom a admis des pots-de-vin devant la justice américaine, et l’enquête française, ouverte en 2022, explore le rôle de Macron. Si Bohnert freine ou oriente l’enquête, cela protégerait le président. Cette nomination soulève une question : la justice peut-elle rester impartiale quand son chef est choisi par l’accusé ?

Vidéo d’octobre 2020 au Palais de Justice de Paris : Stéphane Espic (Gilet Jaune) avait croisé Jean-François Bohnert, le procureur financier qui doit instruire le dossier.

Urgence : sensibiliser et mobiliser avant le 31 janvier 2026

Le temps presse. Selon les termes de l’accord d’investissement signé en août 2025, les parties peuvent mettre fin à la transaction si les approbations réglementaires ne sont pas obtenues d’ici le 31 janvier 2026 – une échéance fixée par Mara Holdings elle-même. À ce jour, le 26 janvier 2026, la Direction générale du Trésor a autorisé la cession sous conditions, mais la décision finale du gouvernement est attendue avant cette date butoir.

Cette fenêtre étroite représente une opportunité cruciale pour sensibiliser l’opinion publique et mobiliser les acteurs concernés : citoyens, parlementaires, syndicats et experts. Des pétitions, des débats publics et des interpellations médiatiques pourraient influencer Bercy et l’Élysée à reconsidérer la vente, en priorisant la souveraineté et la flexibilité énergétique. Exaion n’est pas qu’une « pépite crypto » ; c’est un levier pour résoudre des défis structurels du mix énergétique français. Ignorer cela risque d’aggraver les problèmes de surplus, d’instabilités et de dépendances extérieures, au détriment de l’intérêt national.

Il est urgent d’agir : partagez, débattez, interpellez vos élus. La France ne peut se permettre une nouvelle perte comme Alstom.

Conclusion

La cession d’Exaion serait catastrophique pour la souveraineté dans un monde interconnecté. Si les bénéfices stratégiques initiaux – notamment l’absorption des surplus nucléaires – étaient prometteurs, la vente à Mara risque de céder un avantage clé en flexibilité énergétique. Comme pour Alstom, elle interroge sur la vision à long terme du gouvernement, appelant à une vigilance accrue pour protéger les actifs nationaux. Avec l’échéance imminente du 31 janvier 2026, cette transaction marque un tournant potentiellement irréversible dans la géopolitique du numérique et de l’énergie. Mobilisons-nous pour que l’intérêt général l’emporte.

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